Rythmes Et Danses

 

 

 

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Le gwoka 100% guadeloupeenne 

L'origine du mot gwoka ( Gro-ka )
Le terme ka proviendrait de "Gros Quart" qui désignait un des volumes des tonneaux de salaison ou de vin utilisé à l'époque coloniale

 

Le"KA" : Nom commun désignant un tambour d'origine guadeloupéenne.

Le gwo-ka est un terme générique qui désigne les chants et danses pratiqués sur les rythmes joués sur un tambour guadeloupéen appelé lui-même gwo-ka ou ka. 

Le gwo-ka .

Se joue traditionnellement avec deux tambours :

le Boula, tambour le plus gros et donnant un son plus grave, qui soutient le rythme en continu.


Le Makè, plus petit et plus aigu, qui improvise et joue les solos. Pour ses improvisations, le joueur peut utiliser des phrase-types, figures rythmiques caractéristiques de chaque rythme. Ces phrases-types sont une traduction musicale des pas du danseur, et les chorégraphies exécuté.

 

 

Le boula est traditionnellement joué couché, le musicien s'asseyant à califourchon. sur le ka Il y a deux façons de jouer le makè.
1er position: le percussionniste s'assoie sur un petit tabouret plaçant le tambour debout face à lui et entre ses jambes.

 

2e position : le percussionniste  est assis à califourchon sur le tambour couché.

Dans les deux cas le percussionniste, peut exercer avec le pied sur la peau une pression plus ou moins forte,

 afin d'enrichir la palette sonore de la frappe (claquement, étouffement, variation de la tonalité...).
Le maitre tambouyé ,Mr Carnot avait la particularité de disposer une jarre en terre cuite devant l'ouverture de son tambour, et de fixer un fil de nylon et une épingle à nourrice sur la peau. Il semble qu'il soit le
seul en Guadeloupe à avoir pratiqué cette façon de modifier le son du makè. 

Les premiers rythmes connus et trouvés en Guadeloupe après l'arrivée des esclaves, ont été la Kalinda et la Bamboula . Nous allons par la suite assisté à la naissance de d'autres rythmes qui ont été vraiment crées en Guadeloupe.  
 

Le Gwo Ka est composé de sept rythmes :

       Le Menndé, Le Menndé, Le Menndé, Le Menndé, Le Menndé, Le Menndé, Le Menndé

Cependant, d'autre rythme peut être ajoutés à cette liste, le Sobo  ,Sauvé vaillant.
Bien qu’il existe parfois des variations d’une commune, à l’autre et d’une génération de musiciens à l’autre, les rythmes et phrase-types présentés ici sont les plus couramment joués.

Il est évident que le GWOKA est d'une richesse insoupçonnée, par la beauté spécifique des rythmes, et surtout de par leur diversité.

                    Dont voici les valeurs:

  Le Menndé  est un rythme qui exprime la joie et l'amour.

 Il existe une variante appelée <<tumblak- chiré>> plus rapide et rythmé. où le chanteur, les danseurs, les chœurs et les tambours accélèrent au maximum le tempo. Après le tumblak- chiré il y a la coda et le morceau se termine. Rythme à deux temps, c'est le même mouvement rythmique que le graj, Les deux mains frappent l'aigu et la basse du tambour.Il y a une partie du tumblak qu'on appelle tumblak-chiré .

La danse en elle même:

C'est un rythme de joie et de fête à la danse très physique. Les pas sont tout en pénétration de l'espace, il y a beaucoup de vivacité. Aujourd'hui, aussi bien les hommes que les femmes dansent le tumblak. Certains danseurs ajoutent à la performance physique des sauts périlleux, des saltos, et autres pirouettes acrobatiques. 
L’érotisme est très présent dans le tumblak comme dans le menndé. Souvent les danseurs et danseuses évoquent par leurs mouvements chorégraphiques l'offrande  ou la retenue sexuelle. Certains n'hésitent pas à se servir de leur fesses comme «organe d'appel» dans cette parodie de l’acte érotique.

extrait musical  ( Album  Patrick VINCENT )

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Le Menndé créé pour stimuler les travaux de production agricole.

Il proviendrait de la préparation du manioc,Quand les gens râpaient le manioc dans les campagnes pour préparer la galette de kassav, le travail était rythmé par des chants. C'est un rythme lent et chaloupé, C'est de là que le rythme graj tiendrait son origine tumblak.  Rythme à 4 temps

La danse en elle même:      La danse en elle même

.La danse se pratique avec des petits pas et dans la souplesse. Plutôt dansé par les hommes, ces derniers doivent montrer un certaine "félinité", et exprimer dans la danse un maximum de sensualité.

extrait musical

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Le Menndé est un rythme guerrier, qui exprime un désir de lutte.

Rythmes à 2 temps qui présente, la particularité d'être joué différemment selon que l'on se trouve en Grande-Terre , ou que l'on se trouve dans le Nord Basse-Terre .
Pour le premier léwoz, l'accentuation est très forte sur les sons aigus du rythme et pour le second sur ses sons graves et médium avec une atmosphère rythmique plus fluide.
Le rythme léwoz a donné son nom au rassemblement festif et populaire autour du tambour qui se tenait tous les quinze jours (payes) aux alentours des habitations. C'est sans doute sur ce rythme que les gens donnaient la pleine mesure de leur talent. Rythme de référence du gwoka, il fait l'unanimité au sein des habitués des swaré léwoz.difficile à exécuter et pourtant très joli à entendre aux sons plus scandés et plus lents que ceux du <<
Graj>>  ne désigne pas uniquement la danse. Il représente aussi, la soirée animée par le tambour :<<Gwotambou>> (gros tambour) . Et dans ces soirées tous les rythmes sont joués.  

extrait musical

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Le Menndé C'est un rythme en 3/4. Danse de la coupe de la canne.

Le seul de ce type dans le gwoka.très peu connu , joué uniquement avec des instruments traditionnel en Guadeloupe.

Il a un caractère guerrier et qui est devenu très noble dans le gwoka et dans la pratique des léwoz.Prestance, fière allure, classe, tout ce qui suppose la noblesse et qui s'affranchit de la salissure, de l'esclavage, de la terre, du viè nég, de l’alcool, de la débauche. La << Mazurka>> martiniquaise est très proche du padjanbel.

extrait musical

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Le Menndé Rythme lent, C'est un rythme de travail.

C'est le seul rythme à trois temps dans le gwoka.Il est associé au travail des champs notamment pour les semailles et les labours. Crée à partir de l'une des différentes phases du travail , ex (travail du manioc) Il reproduit le mouvement rotatoire qu'accomplit l'un des participants appelé << Fizet>>, occupé à l'aide d'une énorme cuillère en bois, dans la chaudière à départager les grains fins de la farine de manioc des gros grains. on utilisait ce rythme également quand il y avait les corvées d'eau dans les campagnes autour des mares, tous ceci s'accompagnant de chants sur le rythme woulé.
extrait musical  ( bientôt )

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Le Menndé le dernier rythme arrivé au pays avec la venue des congos

Rythmes rapide à quatre temps, lui aussi très peu connu représente un intérêt particulier du fait de sa ressemblance avec un rythmes africain du même nom. C'est un rythme de fête, et on peut même dire que c'est un rythme occasionnellement licencieux voir de débauche.
Il proviendrait d'un ancien rythme qu'on appelait la kalenda et qui a été interdit par le clergé pendant l'esclavage car donnant lieu à des danses considérées comme obscènes faisant injure à la bienséance coloniale et à la religion.
La kalenda était surtout dansée par les femmes avec des mouvements qui évoquaient souvent l'acte sexuel.
On localise son origine dans la région de l'actuelle Sierra Léone, où l'on trouve un rythme similaire.
La pratique du mendé pourrait être lié à la fête, aux lieux de mauvaises vies, près des usines, des ports, à des endroits où il y avaient une importante vie nocturne. La kalenda d'antan relèverait de ce que l'on appel aujourd'hui (mizik a bòdé).

extrait musical ( Album Patrick VINCENT)

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Le Menndé Symbolise la lutte, la douleur

Rythmes  lent à 2 temps qui peut se jouer lentement ou rapidement selon les régions et les titres interprétés.

Quand le kaladja est joué lentement, les paroles évoquent la peine, la souffrance ou les évènements politico-social.

 Un plus rapide le kaladja invite à la fête et à la vivacité à l'instar du tumblak.

La danse en elle même:

Pas de gestes amples, mais des petits pas avec une souplesse des pieds et beaucoup de sensualité.
Certaines danseuses ajoutent des pas vifs pour donner de l'amplitude au mouvement de la robe créole traditionnelle quand elle est portée.
Quand le kaladja est joué vite, les pas de danse rejoignent alors ceux du tumblak.
extrait musical

 

TAMBOU Bêle MARTINIQUE

Comparaison avec le tambour gwoka
Peaux de cabri (de mouton plus rarement)65 cm de haut, 30 à 31 cm de diamètre. Tonneaux, cercle de corde  qui à l'instar du zoban du gwoka est entouré de corde. A noter l'usage du terme ka pour désigner le fût du tambour.
Différences : Trou dans le milieu du fût, corde de grésillement sur la peau (surtout dans la région du nord-Caraïbe), fixation et tension de la peau par pincement à l'aide d'un cercle.

rythmes musicaux
Danmyé, kalenda, lalin klé et bèlè. Pour toutes ces formes de musiques, l'orchestration est la suivante : 1 tambour (ou plus aujourd'hui) et son ti-bwa (joué sur l'arrière du tambour à l'aide de 2 baguettes), 1 chanteur lead et des chœurs.

 

 Le Menndé elle est classée dans la catégorie des danses guerrières. Elles s'apparentent , à une danse pratiquée au Bénin le << Kadjia >> une lutte dansée, dont les figures et les rythmes se ressemble, hormis que dans le<< Kadjia >> se sont les chants qui galvanisent les danseurs et non les tambours comme cela se pratique pour le<<Ladjia >>. Jadis il était dansé le samedi au moment de la paie, lors de réjouissances religieuses et en particulier le samedi gloria. En définitive Ladjia , Capoeira du brésil, Kadjia par leurs similitudes témoignent des liens étroits existant entre les peuples qui les pratiquent.

Lutte dansé dite " damié" ou " rond-point , dite encore " cocoyer "  

Danse de combat ou un art martial   ? la cadence est le signe distinctif de l'affrontement.

On entre dans "lawonn"* en dansant  pour se battre ,lutter contre un adversaire pour le vaincre. Le moindre geste utilisé, le moindre déplacement, la moindre posture, même les plus anodins préparent et permettent de réaliser l'attaque ou la défense....Le rythme du tambour et le chant sont là pour insuffler de l'énergie au combattant, "l'envoûter", le mettre dans un état second, lui donner des indications, afin de renforcer son efficacité au combat.

"lawonn" :cercle.

 

 

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